Nous ne pouvons plus attendre: on doit œuvrer ensemble en faveur de l’assainissement

Date: 19th November 2013

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Version en anglais

Le 19 novembre 2013, New York – Une approche collaborative entre les gouvernements, la société civile et les entreprises est indispensable à la remise sur les rails de la cible des Objectifs du millénaire pour le développement en matière d’assainissement. Ceci est essentiel pour améliorer la santé et la prospérité des femmes à travers le monde, d’après un nouveau rapport publié conjointement par le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement, une organisation hébergée par les Nations Unies, l’organisation de développement international WaterAid et Domestos, la marque de produits WC de renom d’Unilever.

Intitulé We Can’t Wait, le rapport a été présenté aujourd’hui à l’occasion d’un événement organisé par les Nations Unies à New York pour marquer officiellement la première Journée mondiale des toilettes. Cette journée sert à rappeler au monde que plus de 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des toilettes appropriées, ce qui a des conséquences dévastatrices, notamment sur le bien-être, la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes et des filles dans le monde entier.

Le rapport souligne les conséquences graves de l’absence d’accès aux toilettes ou de bonnes pratiques d’hygiène pour les femmes et les filles. À l’échelle de notre planète, une femme sur trois risque la honte, les maladies, le harcèlement et même les agressions parce qu’elle n’a pas d’endroit sûr où se rendre aux toilettes et 526 millions de femmes n’ont pas d’autre choix que de faire leurs besoins à l’air libre. Chaque année, les femmes et les filles qui vivent sans toilettes passent 97 milliards d’heures à chercher un endroit où faire leurs besoins.

C’est la première fois que ces trois organisations, qui représentent les milieux des affaires, des Nations Unies et des ONG, unissent leurs forces de cette façon dans le domaine de l’assainissement. Le rapport rassemble des études de cas réelles de personnes vivant dans des pays en développement, aux côtés de recherches menées par tout un éventail d’organisations et d’agences pour examiner l’impact du manque d’assainissement sur les femmes et les filles.

Dans ce rapport, le vice-secrétaire général des Nations Unies Jan Eliasson et Paul Polman, président-directeur général d’Unilever déclarent :

« Une personne sur trois n’a pas accès à un assainissement adéquat. Ceci débouche sur la propagation de maladies et sur un nombre considérable de décès, tout particulièrement chez les enfants, et à une marginalisation sociale, les femmes étant les plus touchées par ce problème. (…)

Un assainissement médiocre expose les femmes au risque d’agression et lorsque les établissements scolaires ne sont pas en mesure de fournir des toilettes propres et sûres, la fréquentation scolaire des filles accuse un repli. (…)

Nous ne pouvons tout simplement plus attendre. En agissant avec fermeté, nous pouvons dès à présent avoir un impact positif sur la santé, l’éducation, la sécurité des femmes, l’égalité sociale et la croissance économique à l’échelle mondiale pour les générations futures. »

Le rapport préconise un certain nombre de mesures, dont voici quelques-unes :

  • Les gouvernements (tant des pays en développement que des pays donateurs) font du renforcement du secteur de l’assainissement et de la remise sur les rails de la cible de l’Objectif du Millénaire pour le développement en matière d’assainissement une priorité politique immédiate et urgente.
  • Les gouvernements à travers le monde tiennent leurs promesses et mettent en œuvre les engagements pris aux niveaux national, régional (AfricaSan, SACOSAN) et mondial (Assainissement et eau pour tous). En outre, ils doivent augmenter considérablement les ressources financières consacrées au secteur, utiliser ces ressources à bon escient et faire en sorte que les mesures prises ciblent les personnes les plus marginalisées et les plus vulnérables.
  • Le cadre de développement post-2015 qui suivra les Objectifs du Millénaire pour le développement doit aborder l’eau, l’assainissement et l’hygiène comme des questions prioritaires, fixer des objectifs ambitieux pour parvenir à l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, et réduire progressivement, jusqu’à les éliminer, les inégalités en matière d’accès et d’utilisation.
  • L’assainissement devrait être intégré dans la politique éducative et être soutenu au moyen de ressources suffisantes et de plans concrets pour faire en sorte que :
    • Tous les établissements scolaires disposent d’installations sanitaires adéquates, y compris d’installations pour se laver les mains et de toilettes séparées pour les filles et pour les garçons, dotées d’un accès pour les élèves handicapés.
    • Les établissements scolaires prennent des dispositions particulières pour la mise en place d’installations de gestion de l’hygiène menstruelle appropriées.
    • La promotion de l’hygiène occupe une place importante dans le programme scolaire dès le primaire.
  • Le rôle des partenariats public-privé dans la lutte contre la crise de l’assainissement a été officiellement reconnu. Davantage d’acteurs du secteur privé doivent se rendre compte des possibilités sociales et commerciales que revêt le développement social et investir dans ce domaine. Une collaboration plus fréquente et plus intersectorielle est indispensable à l’accomplissement de progrès réels.

La directrice générale de WaterAid, Barbara Frost, a pour sa part déclaré :

« Au tournant du millénaire, les dirigeants mondiaux ont promis de réduire de moitié la proportion de personnes vivant sans accès à des toilettes de base d’ici 2015. Au rythme actuel des progrès, environ un demi-milliard de personnes devront attendre une autre décennie avant d’obtenir ce service de base qui leur a été promis. Chaque heure, 70 femmes et filles meurent de maladies imputables au manque d’accès à l’assainissement et à l’eau. Nous pouvons et devons faire mieux – il s’agit de services de base qui peuvent transformer des vies. »

Jean-Laurent Ingles, vice-président senior d’Unilever Household Care, a quant à lui indiqué :

« Nous avons besoin d’un effort concerté qui associe l’expérience, les connaissances et les ressources des organisations des secteurs public et privé pour fournir un assainissement sûr à des centaines de millions de personnes. Domestos possède plus de 90 ans d’expérience en matière d’hygiène des toilettes et de protection contre les bactéries, et la marque s’est engagée à travailler en partenariat afin d’aider à construire « des toilettes propres et sûres pour tous ». Ce faisant, nous cherchons à développer notre entreprise et à contribuer à améliorer la santé et le bien-être d’un milliard de personnes à travers le monde. »

Dr Chris Williams, directeur général du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement :

« L’assainissement et l’hygiène sont les moteurs du développement économique, social et sanitaire dans le monde. Penser qu’il est possible d’atteindre d’autres objectifs de développement au sein d’un environnement dépourvu d’assainissement et d’eau propre relève du domaine du rêve. C’est le moment d’agir ! »

Télécharger le rapport

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