L’assainissement et les ODD : commencer par le « un » de chacun

Date: 19th August 2017

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Cet article a été publié pour la première fois sur le site de l’Institut international du développement durable (IIDD) — SDG Knowledge Hub (Pôle des connaissances sur les ODD) le 15 août 2017.

Par Unjela Kaleem, directrice des affaires extérieures, de l’implication des parties prenantes, des communications et du soutien aux pays du WSSCC

  • L’action d’un individu, alliée aux ressources et outils nécessaires peut amener un grand nombre de personnes à modifier leur mode de vie et à acquérir la dignité et la fierté qui accompagnent l’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène.
  • Pour progresser, il faut adopter une approche transversale qui utilise l’assainissement et l’hygiène comme « point de départ » pour atteindre non seulement l’objectif relatif à l’eau propre, mais aussi d’autres ODD.

Les plus grands mouvements de masse de l’histoire de l’humanité — le droit de vote pour les femmes, l’abolition de l’esclavage en Grande-Bretagne ou la recherche d’un consensus scientifique autour du changement climatique, entre autres — ont commencé quand une ou plusieurs personnes ont exigé des changements.

L’ancien instituteur Raghuvar Prasad, du bloc de Piprasi dans le Bihar — un État très peuplé, mais pauvre, du nord-est de l’Inde —, n’avait peut-être pas cette idée à l’esprit l’année dernière, mais c’est ce qu’il a fait. Mécontent de la situation en matière d’assainissement et d’hygiène dans sa région, il a participé à une initiative de mobilisation communautaire qui a transformé la vie de 40 000 personnes. Elle leur a permis de mettre fin à la défécation à l’air libre dans leur bloc (un des premiers à le faire en Inde), d’obtenir des crédits et des matériaux, d’employer des personnes marginalisées comme maçons et finalement, de construire des toilettes sûres et hygiéniques.

L’expérience de M. Prasad montre que l’action d’un individu, alliée aux ressources et outils nécessaires peut amener un grand nombre de personnes à modifier leur mode de vie et à acquérir la dignité et la fierté qui accompagnent l’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène. Celles et ceux d’entre nous qui travaillent sur l’assainissement et l’hygiène dans le cadre de l’ODD 6 (l’objectif de développement durable qui porte sur l’eau et l’assainissement) peuvent tirer des enseignements précieux de cet exemple. Comme d’autres rédacteurs invités de SDG Knowledge Hub l’ont remarqué, les ODD sont tous liés entre eux ; c’est particulièrement vrai de la cible 6.2.

Alors que des milliards de personnes ont accès à des services de base d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement depuis l’an 2000, un grand nombre de maisons, d’établissements de santé et d’écoles ne disposent toujours pas de toilettes, ni d’eau ou de savon pour le lavage des mains. Cela entraîne des taux inacceptables de mortalité infantile, de malnutrition et de retard de croissance, ainsi qu’une foule d’autres maladies.

La mauvaise nouvelle est que 2,3 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à un assainissement sûr, tandis que 892 000 personnes doivent déféquer à l’air libre. La qualité de vie de ces personnes s’en trouve considérablement réduite. La bonne nouvelle est qu’à l’ère des ODD, toutes les parties prenantes, y compris le monde des affaires, sont mises au défi de faire ce qui ne leur était pas demandé par les objectifs du Millénaire pour le développement : faire des progrès sur le plan de l’eau ET de l’assainissement, tout en parvenant à l’accès universel.

Il est essentiel que tous les acteurs — les secteurs public, privé et du développement — unissent leurs efforts, car il ne reste qu’une douzaine d’années avant 2030, que les défis sont considérables et qu’un enfant meurt toujours chaque minute de diarrhée évitable.

Pour progresser, il faut adopter une approche transversale qui utilise l’assainissement et l’hygiène comme « point de départ » pour atteindre non seulement l’objectif relatif à l’eau propre, mais aussi d’autres ODD. Aider les pays à mettre fin à la défécation à l’air libre contribuera à faire progresser la santé (ODD 3) et l’éducation (ODD 4). Mettre l’accent sur la gestion de l’hygiène menstruelle ne résout pas qu’un seul problème, mais ouvre aussi la voie à l’autonomisation des femmes (ODD 5) et il est plus facile de réduire les inégalités (ODD 10) en général si on le fait dans le domaine de l’assainissement, que ces inégalités soient dues à des raisons socioculturelles, économiques ou de prestations de services.

Il est indispensable d’avoir des ressources et des outils pour élaborer des programmes de changement des comportements collectifs qui donnent aux femmes et aux hommes les moyens de prendre le contrôle de leurs besoins en assainissement. Les ressources nécessaires sont parfois moins importantes qu’on ne l’imagine. Mais pour finir, il faut que des leaders comme M. Prasad du Bihar s’engagent personnellement, persuadent les autres de participer et dirigent un véritable mouvement pour que chacun ait accès à l’assainissement et à l’hygiène d’ici 2030.

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