L’apprentissage au-delà des frontières en Afrique de l’Est

Date: 31st August 2018

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Au fur et à mesure que les pays entreprennent de réaliser concrètement les objectifs de développement durable (ODD), il devient de plus en plus important d’améliorer la façon dont les différents partenaires de développement apprennent les uns des autres. Pour relever ce défi, le Fonds mondial pour l’assainissement (GSF) s’appuie sur l’immense quantité de connaissances accumulées dans le cadre de treize programmes nationaux d’assainissement et d’hygiène soutenus par le Fonds. Son principal objectif est de mettre fin à la défécation à l’air libre et d’assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats tels que définis dans la cible 6.2.

En Afrique de l’Est, des praticiens des programmes soutenus par le GSF s’entraident pour mieux faciliter le changement de comportement collectif grâce à des approches telles que l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). Des praticiens de l’ATPC provenant du ministère de la Santé de l’Ouganda (l’agence d’exécution du Fonds ougandais pour l’assainissement [USF]) ont ainsi rendu visite à leurs voisins du Programme kényan d’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène (K-SHIP) qui vient de démarrer sa mise en œuvre au début de cette année. Dans le même temps, de l’autre côté de la frontière, des praticiens du programme du Fonds d’appui pour l’assainissement (FAA) de Madagascar ont rejoint leurs collègues de Tanzanie pour soutenir leur programme Usafi wa Mazingira Tanzania (UMATA).

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Participants à l’échange des programmes soutenus par le GSF en Ouganda et au Kenya, accompagnés de membres du personnel et d’élèves de l’école secondaire de Ngisiru au Kenya, après une session de déclenchement institutionnel avec des responsables éducatifs locaux. Crédits : Patrick England

Ces séances de partage de connaissances trouvent leur origine dans une philosophie d’« apprentissage par la pratique » dans laquelle des employés de collectivités locales et d’ONG apprennent de façon active, mettent en pratique et développent leurs compétences dans les nouvelles méthodes de changement de comportement. Les deux principaux domaines thématiques pour ces échanges au Kenya et en Tanzanie sont l’approche Follow-up MANDONA et le déclenchement institutionnel. Le Follow-up MANDONA (FUM) est une approche collective, axée sur l’action, qui s’applique lors des visites de suivi menées après le déclenchement. Elle vise à accélérer l’obtention du statut FDAL (fin de la défécation à l’air libre) en un minimum de temps en rassemblant toute la communauté (pour plus d’informations, voir le manuel Follow-up MANDONA). Le déclenchement institutionnel est une approche efficace de plaidoyer qui cible les décideurs et les personnalités influentes, à tous les niveaux, en s’appuyant sur les mêmes principes que le déclenchement communautaire. Cette approche déclenche une action immédiate visant à mettre fin à la défécation à l’air libre et à assurer à tous un accès adéquat et équitable à l’assainissement et à l’hygiène. Pour en savoir plus sur le déclenchement institutionnel, lire la page 33 du document Modifier les comportements d’hygiène et d’assainissement à grande échelle : comprendre la régression.

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Participants à l’échange des programmes soutenus par le GSF à Madagascar et en Tanzanie animant une session de Follow-up MANDONA dans une communauté en Tanzanie. La session comprend des chants, des danses et un renforcement des liens entre les membres de la communauté. Crédits : WSSCC

Le réseau est-africain d’apprentissage par les pairs a démarré ses activités en juin 2015 quand une équipe de Madagascar a présenté l’approche Follow-up MANDONA et le déclenchement institutionnel en Ouganda. Cecilia Adyero, une responsable de terrain de l’USF qui participe à l’organisation de l’échange avec le Kenya, raconte :

« Depuis quatre ans, nous mettions en œuvre le programme avec de maigres résultats sur le terrain. Puis, quand l’équipe de Madagascar est venue avec de nouvelles connaissances et de nouvelles approches, nous avons immédiatement commencé à progresser. Nous sommes très fiers des réalisations accomplies depuis lors. Comme ces approches ont bien fonctionné pour nous, c’est quelque chose qui devrait être étendu à d’autres pays comme le Kenya pour renforcer leurs capacités et faire décoller leurs programmes. »

Le réseau est-africain d’apprentissage par les pairs a démarré ses activités en juin 2015 quand une équipe de Madagascar a présenté l’approche Follow-up MANDONA et le déclenchement institutionnel en Ouganda. Cecilia Adyero, une responsable de terrain de l’USF qui participe à l’organisation de l’échange avec le Kenya, raconte :

« Depuis quatre ans, nous mettions en œuvre le programme avec de maigres résultats sur le terrain. Puis, quand l’équipe de Madagascar est venue avec de nouvelles connaissances et de nouvelles approches, nous avons immédiatement commencé à progresser. Nous sommes très fiers des réalisations accomplies depuis lors. Comme ces approches ont bien fonctionné pour nous, c’est quelque chose qui devrait être étendu à d’autres pays comme le Kenya pour renforcer leurs capacités et faire décoller leurs programmes. »

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Enureta Chebet, du Kenya, lors d’une session Follow-up MANDONA dans la région du Nil occidental en Ouganda, pendant une visite d’étude accueillie par le programme ougandais soutenu par le GSF. Crédits : Patrick England

De la même manière que les équipes ougandaise et malgache travaillent à renforcer de nouvelles compétences ATPC au Kenya et en Tanzanie, les échanges entre pairs facilitent également un apprentissage mutuel en permettant de ramener dans le pays d’origine des idées et bonnes pratiques innovantes. En Tanzanie, l’équipe malgache a pu découvrir le travail d’UMATA sur le programme WASH dans les écoles, qui permet d’approfondir le changement de comportement collectif. L’équipe a aussi pu voir comment ses collègues de Tanzanie mobilisent les collectivités locales et les institutions de microfinance pour renforcer la durabilité de leur programme.

Cecilia confie qu’elle revient du Kenya avec plusieurs nouvelles idées qu’elle appliquera en Ouganda : « Ce que j’ai vu et qui m’a vraiment plu, c’est le protocole de vérification FDAL. Il est très clair, et il est suivi par tout le monde dans le pays. C’est quelque chose dont l’Ouganda peut s’inspirer. Ce que je voudrais également, c’est que l’USF réfléchisse à ce qui va se passer après la FDAL. Le groupe de femmes Chuodho [l’agence de mise en œuvre du GSF dans le sous-comté du Kuria Ouest] m’a donné envie d’explorer la possibilité de soutenir les activités génératrices de revenus dans les communautés FDAL pour financer l’amélioration de la situation sanitaire. Enfin, j’ai appris à accorder une attention particulière aux personnes vulnérables, et compris la nécessité d’approfondir les choses afin que la communauté aide ceux qui ont le plus de difficultés à accéder à des latrines de qualité et à les utiliser. »

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