Déclaration du WSSCC à la 42e session du Conseil des droits de l’homme, Point 3

Date: 16th October 2019

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Lors de la première journée du 42e Conseil des droits de l’homme à Genève, le représentant du WSSCC a fait la déclaration suivante (cliquer ici pour visionner la conférence) :

Monsieur le président,

Excellences,

Distingués délégués,

Mesdames et messieurs,

Le WSSCC se félicite du rapport du Rapporteur spécial sur les droits à l’eau potable et à l’assainissement dans tous les domaines de lexistence, avec une attention particulière pour les espaces publics. Nous tenons à saluer le mandat du Rapporteur spécial sur les droits à l’eau potable et à l’assainissement, qui soulève des questions importantes concernant l’appui à apporter aux efforts déployés par les États dans la concrétisation progressive de ces droits. De fait, en dépit de son rôle central dans la réalisation de multiples objectifs de développement durable, notamment les objectifs 6, 3, 4, 5, 8, 9, 10 et 11, le droit à l’assainissement reste négligé et souvent absent des plans et budgets nationaux des pays.

Ce rapport sur les droits à l’eau potable et à l’assainissement dans tous les domaines de l’existence arrive à point nommé, au moment même où nous examinons la prochaine série de rencontres du Forum politique de haut niveau et que nous préparons les réunions de haut niveau de l’ONU sur l’eau et l’assainissement qui se tiendront en 2021 et 2023. Le WSSCC est conscient de l’importance des services d’eau et d’assainissement à l’échelle mondiale. Notre plan stratégique actuel inclut les lieux publics dans les activités de notre Fonds mondial pour l’assainissement. Aussi notre objectif est-il de mettre fin à la défécation à l’air libre dans des régions administratives entières, élargissant ainsi la couverture sanitaire dans tous les domaines de l’existence et garantissant que toutes les personnes, à domicile, à l’école, au travail ou dans les lieux publics y aient accès. À ce jour, grâce à notre Fonds mondial pour l’assainissement, nous avons réussi à atteindre plus de 25 millions de personnes qui vivent dorénavant dans des communautés où la défécation à l’air libre n’a plus cours. Mais cela ne représente qu’une faible proportion par rapport à l’ensemble des besoins.

Le WSSCC apporte son soutien aux gouvernements dans leur volonté de faire des droits à l’eau et à l’assainissement une réalité pour tous, et il vient en aide aux personnes en situation de vulnérabilité pour qu’elles puissent faire face aux obstacles, aux stigmatisations et aux tabous, et qu’elles soient en mesure de faire entendre leur voix. Alors que 2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des installations sanitaires de base dans leur foyer, des milliards d’autres doivent chaque jour faire face à des difficultés pour accéder aux installations sanitaires publiques. Elles appartiennent pour la plupart à des communautés marginalisées.  Il s’agit de travailleurs informels, de vendeurs de rue, d’agents d’entretien collecteurs de déchets, d’ouvriers en usine, d’écoliers et de minorités sexuelles et du genre. En Asie et en Afrique, nous avons rencontré des travailleuses du secteur informel qui ne vont que rarement aux toilettes dans leur travail quotidien du fait que celles-ci sont communes aux deux sexes, insalubres ou simplement inutilisables. Dans de telles situations, la gestion de l’hygiène menstruelle sur le lieu de travail ou en dehors du foyer devient un défi.

Comme le Rapporteur spécial l’a relevé à juste titre dans son rapport, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a clairement indiqué que le droit à un travail décent comprend l’accès à l’eau et aux installations sanitaires pour tous les travailleurs et travailleuses, y compris les personnes œuvrant dans le secteur informel. Le Rapporteur spécial a également évoqué les « Règles Nelson Mandela », qui prévoient des dispositions pour la jouissance des droits à l’eau et à l’assainissement dans les établissements pénitentiaires et les centres de détention.

Un grand nombre d’hôpitaux et de centres de soins de santé de par le monde n’ont pas d’installations WASH et exposent de ce fait leurs patients, notamment les femmes enceintes et les nourrissons, à des risques. En effet, selon le récent rapport du Programme commun de surveillance, 21 % des établissements de soins de santé dans le monde ne disposent pas de services sanitaires. La proportion d’établissements de soins de santé sans services sanitaires allait de 5 % en Asie de l’Est et du Sud-Est jusqu’à 40 % en Asie centrale et du Sud.

Il nous faut investir davantage si nous voulons atteindre l’OMD 6 et les OMD subséquents. Les conditions décentes d’assainissement et d’hygiène sont essentielles pour la santé, le travail décent, la qualité de vie et un environnement d’apprentissage positif. Nous appelons les États membres à prioriser les questions concernant l’eau et les services sanitaires, en particulier l’assainissement, lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de leurs plans nationaux de développement, à élaborer les politiques et programmes appropriés et à allouer des fonds suffisants pour que toute personne bénéficie, en tout lieu, du droit à l’eau et à l’assainissement, comme le prévoient les droits de l’homme.

Je vous remercie de votre attention.

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