Des latrines à fosse qui transforment la vie

Date: 15th November 2019

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Les toilettes respirent un air nouveau dans le village de Qahir au Kenya

Par: Kevin Mwanza and Sheba Omondi

Farhia Issack présente fièrement sa latrine à fosse.

WAJIR, au Kenya – Imaginez la vie dans un foyer sans toilettes.

Ensuite, imaginez les mouches qui voleraient autour de vos toilettes, et l’impact grave sur votre santé de ce catalyseur de transmission oro-fécale.

C’était là la vie de nombreuses personnes qui pratiquaient la défécation à l’air libre dans le village de Qahira du comté de Wajir au Kenya, car cela avait été la pratique courante depuis des générations. Mohammed Adan, un homme de 40 ans, indique que la parcelle de terre sur laquelle il vit aujourd’hui était autrefois un lieu de défécation à l’air libre.

Toutefois, le même espace était également utilisé comme terrain de jeu où les enfants avaient souvent joué, sans savoir qu’il était contaminé par des matières fécales et les exposant à des maladies. « Personne n’empêchait ces enfants de jouer sur ce terrain, car on ne connaissait pas les risques auxquels les enfants étaient exposés », déclare M. Adan.

Pour se soulager, les hommes et les femmes s’enfonçaient dans les broussailles proches, sous couvert de l’obscurité nocturne. Mais les femmes et les filles étaient timides et craignaient souvent d’être vues en train de déféquer à l’air libre. « Si une femme voyait quelqu’un dans les parages avant qu’elle n’ait terminé, elle se relevait immédiatement et partait, sans avoir même pu se soulager totalement, ce qui était très humiliant ».

D’autres femmes et filles préféraient passer du temps à chercher un « endroit discret où déféquer à l’air libre » que les habitantes dissimulaient à l’abri des regards des hommes et des garçons. Cela dit, ainsi que l’explique M. Adan, le chemin jusqu’à cet espace discret comportait certains risques potentiels, car, « la plupart du temps, les femmes laissaient leurs jeunes enfants derrière elles et s’inquiétaient souvent qu’ils ne se perdent ».

Aujourd’hui, Qahir est l’un des villages déclarés exempts de défécation à l’air libre, grâce aux interventions déployées par le Programme d’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène au Kenya (K-SHIP), qui est financé par le WSSCC. Chaque foyer dispose d’une latrine, et les habitants bénéficient à la fois de la liberté et du confort d’utiliser leurs toilettes sans menaces ni risques de maladies.

« Je n’aurais jamais pensé à construire une latrine à fosse, même dans les 50 prochaines années, confie M. Adan. Il est reconnaissant envers le Programme K-SHIP pour avoir construit des latrines à fosse dans le comté de Wajir.

Il dit que les latrines à fosse dans son village ont transformé la vie de nombreuses personnes. « Nous ne craignons plus l’humiliation quotidienne de la défécation à l’air libre et, qui plus est, nous apprécions maintenant la valeur de toilettes pour protéger la santé de nos enfants contre des maladies comme la diarrhée ».

Mohammed Adan se lavant les mains à proximité de ses toilettes, dans le village de Qahir

Et M. Adan n’est pas le seul à être ravi.

Farhia Issack est une femme de 27 ans, mère de deux enfants, qui vit dans le village de Qahira du comté de Wajir. Mme Issack et son mari ont été les premiers à construire une latrine dans leur village, après le lancement de l’initiative l’an dernier. « Cela me déplaisait de voir des matières fécales dans les alentours et c’est ainsi que mon mari et moi avons décidé de changer les choses ». Elle indique que, dès qu’ils ont découvert les incidences négatives de la défécation à l’air libre, son mari s’est précipité chez lui et a commencé à creuser un trou pour construire une latrine.

Il l’a recouverte de branches et de chiffons pour en améliorer l’intimité et, par la suite, il a installé un dispositif pour se laver les mains juste à côté de la latrine à fosse, car le couple avait alors compris l’importance de se laver les mains correctement au savon et le rôle que cela jouait dans la prévention des maladies dues au manque d’hygiène.

Mme Issack confie que sa vie s’est améliorée et qu’elle n’a plus besoin d’aller dans les broussailles ni de perdre son temps à rechercher un lieu discret où déféquer à l’air libre. Elle est également ravie du fait que l’initiative de changement des comportements et de construction de latrines vient des habitants de son village eux-mêmes et qu’ils se soient activement encouragés les uns les autres à construire leurs propres latrines à fosse.

Pour M. Adan et Mme Issack, les latrines à fosse ne sont pas simplement des toilettes. Elles ont changé la vie de tout un village.

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