Saisir l’opportunité du Sommet mondial sur la population à Nairobi

Date: 15th November 2019

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Le WSSCC et ses partenaires appellent à l’action sur la santé et l’hygiène menstruelles

Par: Kevin Mwanza

Elback Zeinabou Tari Bako, ministre nigérienne de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’enfant, donnant un discours lors du Sommet de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) à Nairobi

NAIROBI au Kenya – Selon certaines études, 6 filles sur 10 au Kenya n’ont jamais entendu parler de la menstruation avant leurs premières périodes, et 65 pour cent des filles et des femmes kenyanes qui sont réglées ne bénéficient pas d’un accès durable à des serviettes hygiéniques.

On parle rarement de la menstruation dans la vie de tous les jours, et de nombreuses filles éprouvent des difficultés lorsqu’elles ont leurs règles mensuelles. Souvent, du fait du silence autour de la menstruation, les filles ne sont pas préparées à leurs périodes et ne savent pas comment les gérer de manière adéquate ni comment se munir de serviettes.

En outre, lorsqu’elles traversent ces moments difficiles, elles n’ont personne à qui demander de l’aide. Elles souffrent en silence, dans la honte.

Face à cette triste réalité, des partenaires préoccupés par ce problème profitent de l’occasion de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) à Nairobi pour plaider en faveur de centaines de millions de femmes et de filles réglées et placer la santé et l’hygiène menstruelles au premier plan.

« Les femmes et les filles ne parviennent pas à réaliser leur plein potentiel en raison des problèmes liés à la menstruation. L’existence de la stigmatisation et des nombreux tabous associés à la menstruation ne fait qu’aggraver leurs problèmes », a déclaré Virginia Kamowa, experte technique en gestion de l’hygiène menstruelle au WSSCC, lors d’un entretien.

Le WSSCC, sous l’égide de la Coalition africaine sur la santé et l’hygiène menstruelles, qui comprend WASH United, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), Water Aid, The Case for Her et REJEA, co-organisera deux rencontres avec les Collectivités mondiales sur la santé et l’hygiène menstruelles lors de la 25e CIPD à Nairobi, en vue d’élever le profil de la santé menstruelle pendant le Sommet.

Lors d’une rencontre préliminaire organisée le 11 novembre 2019 à l’hôtel Serena, diverses questions politiques ont été examinées et des discussions de groupe ont été menées sur l’hygiène et la santé menstruelle, et une séance en petit groupe s’est déroulée au Centre de convention international de Kenyatta le 12 novembre, intitulée « De la ménarche à la ménopause ».

Le Sommet de la 25e CIPD, qui se tient du 12 au 14 novembre, réunit plus de 6 000 délégués de haut niveau, dont des chefs d’État, des législateurs, des dirigeants d’entreprises, ainsi que des représentants de la société civile, d’organisations locales et des jeunes, afin de mobiliser la volonté politique et de recueillir des engagements financiers pour mettre en œuvre le Programme d’action de la CIPD.

Ces engagements se focaliseront sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive, y compris sur l’atteinte de zéro besoins insatisfaits en informations et en services de planning familial, de zéro décès maternels évitables et de zéro cas et pratiques néfastes relevant de violences sexuelles et liées au genre à l’égard des femmes et des filles.

L’un des stands lors du Sommet de la CIPD, où des femmes discutent de la santé et de l’hygiène menstruelles

Lors de ces rencontres, le WSSCC promouvra une discussion urgente en faveur et à l’appui de l’inclusion de la santé et de l’hygiène menstruelles dans les engagements de la 25e CIPD.
« J’espère que les engagements de la CIPD intègreront la santé et l’hygiène menstruelles, car ce sujet est lié aux thèmes de la 25e CIPD, notamment ceux portant sur la santé sexuelle et reproductive, la violence fondée sur le genre et l’élimination des pratiques néfastes », a indiqué Mme Kamowa.

Du fait des connaissances inadéquates dont disposent les adolescentes sur la santé sexuelle et reproductive, plus de 3,9 millions de filles scolarisées de 15 à 19 ans subissent des avortements non sécurisés chaque année, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les statistiques concentrées sur les régions en développement sont encore pires, par exemple en Afrique subsaharienne, où plus de 60 pour cent des adolescents et des adolescentes croient en de fausses idées répandues ou disposent de peu de connaissances sur la prévention d’une grossesse non désirée et du VIH, et un tiers ou plus d’entre eux ne connaissent aucune source de moyens de contraception.

Selon l’OMS, le nombre annuel de grossesses non désirées chez les adolescentes est estimé à 2,7 millions en Asie du Sud, en Asie centrale et en Asie du Sud-Est, à 2,2 millions en Afrique subsaharienne et à 1,2 million en Amérique latine et dans les Caraïbes.

La santé et l’hygiène menstruelles y sont directement associées, car elles sous-tendent la santé sexuelle et reproductive des adolescentes.

« Les connaissances sur leur corps et leur fertilité et la gestion de leur hygiène menstruelle constituent des compétences habilitantes qui pourraient aider un grand nombre d’adolescentes à comprendre la sexualité et la reproduction, avec des informations et une assurance adéquates », a confié Mme Kamowa.

La santé et l’hygiène menstruelles peuvent être un point d’entrée vers la santé sexuelle et reproductive – en aidant à rompre le silence autour de la menstruation, tout en renforçant les connaissances, la compréhension et la sensibilisation des adolescentes relativement à leur corps, ce qui les encourage à adopter des pratiques saines.

Le WSSCC a également produit une vidéo, qui sera projetée mardi, pour présenter ce qu’est la pauvreté menstruelle et les raisons pour lesquelles la stigmatisation et les tabous autour de la menstruation relèvent de la responsabilité de tous.

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