Combler l’écart pour ceux laissés derrière doit être une priorité

Date: 21st January 2020

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Les praticiens réaffirment leur engagement à ne laisser personne derrière en Tanzanie

Machrine Birungi et Sheba Odondi

M. Léo Heller, Rapporteur spécial sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement. ©WSSCC

GENÈVE/DAR ES-SALAAM – Lors d’un récent entretien avec le WSSCC, un expert indépendant de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme a préconisé le renforcement de l’action visant à réduire les inégalités et la discrimination dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

À l’occasion de la célébration annuelle de la Journée des droits de l’homme le 10 décembre dernier, M. Leo Heller, Rapporteur spécial sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, a souligné qu’il incombait aux États d’identifier les groupes vulnérables laissés pour compte et de leur fournir des services adéquats.

« La discrimination, la stigmatisation et les inégalités, aux niveaux individuel, collectif, communautaire et national, aggravent souvent le manque d’accès à l’eau ainsi qu’aux services d’assainissement et d’hygiène », a-t-il dit.

Selon un rapport sur le handicap, 1 milliard de personnes, soit 15 % de la population mondiale, souffrent d’une forme ou d’une autre de handicap. Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus augmente à un rythme sans précédent et devrait passer de 740 millions actuellement à 1 milliard d’ici la fin de la décennie. De plus, selon l’ONUSIDA, le nombre de personnes touchées par les inégalités et vivant avec le VIH est estimé à 36,7 millions.

Une femme handicapée, dans le comté de Narok au Kenya, se tient à l’extérieur de ses toutes nouvelles latrines. ©WSSCC/Jason Florio

Conscient de l’importance de ces chiffres, M. Heller a déclaré que les chefs d’État et de gouvernement devaient adopter une approche globale.

« Une stratégie en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène axée sur les droits de l’homme doit s’appuyer sur des politiques, des principes et des lignes directrices. Il s’agit-là d’éléments essentiels pour atteindre les objectifs énoncés dans le Programme des Nations Unies pour le développement durable à l’horizon 2030. »

Les activités du WSSCC, menées en 2019, ont reflété l’appel de M. Heller en faveur de la lutte contre les inégalités et la discrimination.

Le WSSCC a par exemple organisé un atelier de trois jours en Tanzanie, au début du mois de septembre, afin de discuter de stratégies pour renforcer la collaboration aux niveaux régional et national et créer un environnement favorable à l’égalité et à la non-discrimination.

L’atelier régional s’est tenu à Dar es-Salaam du 9 au 11 septembre 2019, en collaboration étroite avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Assainissement et eau pour tous (SWA).
Simon Msukwa, chargé de programme du WSSCC, a indiqué que l’atelier avait permis aux participants, venus de plus de huit pays différents, d’apprendre à promouvoir l’égalité et la non-discrimination, conformément au principe « ne pas laisser personne derrière ».

« À l’heure de combler les écarts, le risque d’oublier beaucoup de monde est élevé, nous devons donc identifier les laissés-pour-compte », a déclaré Mme Msukwa.
L’une des présentations d’Anthony Dedouche, analyste de la politique mondiale et de l’innovation au WSSCC, a mis en lumière les procédures mondiales de plaidoyer en faveur des politiques, en particulier l’objectif Pas de laissés-pour-compte et Stratégies fondées sur les droits de l’homme.

« Ne pas contribuer aux procédures de plaidoyer menées en faveur des politiques au sein des diverses plates-formes mondiales, telles que la Commission de la condition de la femme, Les femmes donnent la vie et le Forum politique de haut niveau sur le développement durable, constitue autant d’occasions manquées de changer les politiques, de mobiliser des ressources, de partager des données et de mener des campagnes ainsi que d’autres activités pertinentes potentiellement essentielles à une mise en œuvre efficace », a-t-il déclaré.

Le secrétaire exécutif de la ville de Dar es-Salaam, M. Abubakar Kunenge, a ajouté que les pays ne devaient pas se contenter de formuler des engagements. Il a expliqué que toutes les parties prenantes devaient « se rassembler et définir les rôles qu’elles peuvent jouer afin d’aider les gouvernements à atteindre les cibles des ODD ».

Quelques-uns des participants à l’atelier régional organisé en Tanzanie. ©WSSCC

Citant des statistiques recueillies par le Système national tanzanien de gestion de l’assainissement, M. Kunenge a annoncé que la couverture sanitaire des ménages en Tanzanie était passée de 22 % en 2012 à 57 % en 2019.

« Ces chiffres révèlent qu’une grande partie de la population continue à avoir recours à des installations sanitaires et des pratiques d’hygiène non améliorées », a-t-il ajouté. « Il est donc nécessaire de travailler de façon stratégique, en collaborant avec nos partenaires, pour accroître l’accès aux installations sanitaires améliorées. »

M. Sitali Muyatwa, responsable de l’engagement des pays en faveur d’Assainissement et eau pour tous, a exhorté les pays membres à renforcer leur engagement envers le Mécanisme de responsabilité mutuelle.

Ce mécanisme permet aux partenaires de se tenir mutuellement responsables des progrès accomplis vers la réalisation des cibles des ODD en matière d’assainissement et d’hygiène.

« Seuls six pays – le Malawi, l’Éthiopie, l’Érythrée, l’Ouganda, la Tanzanie et le Nigéria – disposent d’un comité sur le mécanisme de responsabilité mutuelle », a déclaré M. Muyatwa. Il a exhorté les autres pays à aligner leurs engagements en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène sur les stratégies nationales de planification.

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