Le maire d’une commune béninoise impressionné par le progrès sanitaire dans ses villages

Date: 26th March 2020

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Par Alain Tossounon

DJOUGOU, Bénin – Dans le cadre de la mission de renforcement des capacités des acteurs du programme soutenu par le Fonds Mondial pour l’assainissement du WSSCC au Bénin, une séance de déclenchement institutionnel s’est tenue avec le Maire de la commune de Djougou entouré de ses adjoints et de son Responsable du service Eau, Hygiène et Assainissement (REHA).

Il s’agissait de la quatrième phase de mise en œuvre du Programme d’amélioration de l’accès à l’Assainissement et des Pratiques d’Hygiène en milieu Rural (PAPHyR) sur le terrain, une occasion pour le maire très engagé, Abischaï Abraham Akpalla, de dire tout le bien qu’il pense du programme dans sa commune, située au nord-ouest du Benin à 450 kilomètres de la côte, qui reste et demeure, une commune modèle.

La commune de Djougou aura atteint le statut de Fin de Défécation à l’Air Libre (FDAL) d’ici 2025. C’est l’engagement pris par les autorités locales au terme du déclenchement institutionnel qui s’est déroulé dans la salle de délibération.

A l’ouverture de cette séance, la Chef du programme, Yadjidé Adissoda Gbèdo, a rappelé que l’aventure a commencé avec la commune de Djougou dès le début du programme en 2016.

Aujourd’hui, le tiers des 322 localités de cette commune de 267.812 habitants, a déjà atteint le statut de FDAL. Tout en félicitant le maire, ses adjoints et tous les conseillers pour les résultats obtenus et efforts fournis, elle leur a lancé un appel concernant les localités qui retournent à la Défécation à l’Air Libre (DAL), comme c’est le cas de certains foyers dans la localité de Souassar.

En revanche, dans le village modèle de Onklou 2 qui a définitivement tourné le dos à la pratique de la Défécation à l’Air Libre, et détient un statut de FDAL avancé, la délégation des acteurs a été impressionnée par la chaleur de l’accueil, la localité dans son ensemble, et sa population fière de ses progrès et de son engagement à aller de l’avant.

Face aux localités retournées à la DAL et celles qui restent fragiles, Mme Gbèdo a invité le maire et les élus locaux à poursuivre leurs efforts.

En répondant à l’appel du Chef du programme, le maire n’a pas caché sa joie de voir les résultats probants du programme dans les localités d’intervention du programme.

« Je suis impressionné par la révolution qui s’opère dans nos villages », a signalé le maire avant de confier n’avoir pas cru, lors du démarrage, au programme : « Au départ, je n’y ai pas cru mais avec le travail du facilitateur et de l’animateur, j’ai changé d’avis ».

Pour le maire, le 1er succès, c’est le déclenchement réussi des élus. « Nous, autorités locales, sommes désormais à l’aise en parlant de Défécation à l’Air Libre », a indiqué le maire pour expliquer l’engagement des conseillers. Un engagement qui se manifeste par l’exigence du conseil communal de ne choisir que les villages FDAL pour bénéficier des projets ou infrastructures sociocommunautaires.

« Nous allons continuer à mettre la pression sur les villages qui retournent à la DAL», a promis le maire aux membres de la délégation. Il a été soutenu par le Responsable chargé des questions d’hygiène et d’assainissement, Justin SARE.

« Je constate qu’il y a des efforts à faire pour maintenir le cap. La situation des villages retournés à la DAL nous interpelle », a-t-il souligné. Malgré ce défi à relever, il pense qu’il faudra couvrir les deux tiers des villages restants et rendre toute la commune FDAL.

Djougou entièrement FDAL d’ici 2025

« Nous nous engageons pour un Djougou entièrement FDAL d’ici 2025 », a promis le maire Abischaï Abraham Akpalla au terme des échanges.

Mais pour y arriver, il entend avec le soutien du conseil communal, prendre un certain nombre de mesures. La première consiste à responsabiliser davantage les Chefs d’arrondissement et les Chefs de village pour qu’ils servent eux-mêmes de modèles dans leurs localités.

La deuxième mesure est l’organisation des visites d’échanges entre les villages modèles et les villages encore fragiles. La troisième mesure concerne l’organisation et l’accompagnement des ouvriers spécialisés dans la construction des latrines.

Sur ce plan, le maire est assuré que cet accompagnement de groupements ou d’association d’artisans permettra aussi de booster l’économie rurale afin de freiner l’exode vers des pays comme l’Algérie ou l’Arabie Saoudite.

« Je suis convaincu que nous pouvons aller loin » a martelé le maire visiblement décidé à faire jouer aux élus et à la mairie sa partition dans ce combat. Et pensant à la fin du programme, il a plaidé pour que désormais la commune soit mise en avant, afin de garantir la durabilité des interventions.

« Je veux voir chaque commune avec son programme. Il faut, si le PAPHyR s’arrête d’être appliqué, que l’ensemble des ONG nous aide à élaborer notre propre programme pour continuer le combat », a-t-il soutenu. Sur ce plan, il a eu les assurances de la responsable du Fonds Mondial pour l’assainissement, Yadjidé Adissoda Gbèdo qui a rassuré que dans la phase de pérennisation, mieux que par le passé, la commune sera au centre des interventions pour une appropriation réelle.

Très séduit par l’engagement du maire, de ses adjoints et des cadres de la mairie, Josea Ratsirarson, Directeur International de MCDI (Medical Care Development International), qui intervient au Bénin comme Agence d’exécution du programme soutenu par le WSSCC, venu en appui, a indiqué qu’à travers Onklou 2, « la commune de Djougou démontre qu’elle peut se comparer à d’autres pays qui ont éliminé la défécation à l’air libre ».

En soutenant que personne ne mérite de manger son caca, il a souligné que la leçon apprise à Djougou est que l’on peut avancer. Saluant l’énergie du maire et de ses collaborateurs, il a invité le maire et ses conseillers à user de leur pouvoir de réglementation pour créer des villages-écoles et accompagner au plan institutionnel les comités locaux de lutte contre la défécation et les groupements d’artisans, sans oublier l’institution des journées mensuelles d’assainissement prenant en compte la gestion des excréta.

« Vous êtes N°1 », a conclu Josea Ratsirarson avant d’exhorter tous les acteurs à maintenir le cap et aller toujours plus loin.

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