Le WSSCC évolue pour devenir le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène d’ici à 2021

Date: 16th May 2020

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  1. Pourquoi le WSSCC évolue-t-il pour devenir le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène ?

Depuis 1990, les actions du WSSCC ont fortement contribué à la réalisation de services d’assainissement et d’hygiène pour des millions de laissés pour compte. Grâce à notre Fonds mondial pour l’assainissement, nos subventions ont permis à 26,5 millions de personnes de vivre dans des environnements sans défécation à l’air libre, à 20 millions de personnes d’avoir accès à une installation d’assainissement améliorée et à 28 millions de personnes d’avoir accès à une installation de lavage des mains. Nous sommes fiers de nos accomplissements. Pour autant, alors qu’il ne nous reste plus que 10 ans pour réaliser les Objectifs de développement durable (ODD), nous sommes parfaitement conscients des lacunes qui subsistent en matière d’assainissement, d’hygiène et de santé menstruelle et du travail qu’il reste à faire.

Au niveau mondial, plus d’une personne sur 2 n’a pas accès à des services d’assainissement gérés en toute sécurité, près de 9 % de la population mondiale pratiquent encore la défécation à l’air libre et plus d’une personne sur 3 ne dispose pas d’une installation élémentaire pour se laver les mains à la maison. Une école sur 3 et un établissement de santé sur 5 ne disposent pas de services sanitaires de base. Tous les jours, 300 millions de femmes et de filles ont leurs règles, mais souvent il leur manque les moyens de gérer leur santé menstruelle en toute sécurité.

L’architecture du développement a également évolué ces dernières années, qui se manifeste par le renforcement du leadership des gouvernements et du rôle moteur des partenariats dans les pays à piloter les stratégies et leur mise en œuvre nationales. Et même si de nombreux gouvernements reconnaissent les avantages à investir dans l’assainissement et l’hygiène sur le plan de la santé, de l’éducation, du genre et de l’économie, les budgets nationaux sont toujours en décalage par rapport aux aspirations affichées. Le déficit de financement demeure considérable et la situation est inacceptable.

L’ampleur de l’écart à combler pour parvenir à des niveaux adéquats d’assainissement, d’hygiène et de santé menstruelle à l’échelle mondiale pour tous, et en particulier pour les laissés pour compte, requiert l’adoption d’un mécanisme nouveau pour accélérer les efforts allant dans ce sens. La prochaine période stratégique 2021-2025 qui s’annonce marque l’occasion que nous devons saisir d’en faire encore davantage pour le secteur que nous desservons.

Il est impératif de suivre les cibles des ODD pour le bien de tous, mais surtout et de toute urgence pour préparer les pays à mieux faire face aux épidémies ou aux pandémies de maladies infectieuses. Tous ces facteurs ont contribué à la décision du comité de pilotage du WSSCC de faire évoluer le WSSCC pour qu’il devienne le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène. Ce nouveau Fonds s’accompagnera d’un nouveau modèle opérationnel, destiné à fournir aux gouvernements un financement à effet de catalyseur dans le but de s’attaquer une fois pour toutes aux inégalités liées à l’assainissement, à l’hygiène et à la santé menstruelle.

  1. Pourquoi le WSSCC est-il bien placé pour y parvenir ?

 Au cours des 30 dernières années, le WSSCC a acquis une somme considérable de connaissances et d’expertise dans le domaine des programmes d’assainissement et d’hygiène et a donné les moyens à des ménages et des communautés de changer de comportement dans une démarche s’inscrivant au cœur de leur développement. Nous sommes également déterminés à insister sur le caractère inacceptable d’une situation où des millions de « menstruatrices » sont dépourvues d’informations, de produits ou d’installations pour gérer leurs règles.

Le WSSCC n’a eu de cesse de se concentrer sur l’impératif de « ne laisser personne pour compte » en traduisant ce concept en un principe vivant dans la manière d’élaborer des programmes d’assainissement, d’hygiène et de santé menstruelle et d’assurer l’accès universel par une démarche d’égalité et de non-discrimination. Il y a 10 ans de cela, le WSSCC a ajouté à son portefeuille le Fonds mondial pour l’assainissement, dont l’appui par subventions a permis à 28 millions de personnes de vivre dans des environnements sans défécation à l’air libre, à 20 millions de personnes d’avoir accès à une installation d’assainissement améliorée et à 28 millions de personnes d’avoir accès à une installation de lavage des mains.

Face à l’urgence de s’attaquer à la crise mondiale de l’assainissement et de l’hygiène et constatant l’ampleur et l’importance de la tâche à accomplir, le comité de pilotage du WSSCC a approuvé en 2019 une vision pour le WSSCC de rompre avec le statu quo et d’adopter des solutions transformationnelles pour répondre à la crise. C’est à cette fin, qu’en mai 2020, le comité de pilotage a décidé de faire évoluer le WSSCC pour qu’il devienne le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène. Ce fonds mondial évolutif a pour vocation de s’attaquer efficacement à la crise de l’assainissement, de l’hygiène et de la santé menstruelle, en comblant ainsi le vide béant qui existe dans ce domaine au niveau international.

Nous avons dorénavant en perspective un avenir où l’assainissement, l’hygiène et la santé menstruelle attireront des fonds importants, qui s’ajouteront aux accomplissements réalisés dans le cadre du Fonds mondial pour l’assainissement. La création d’un fonds nouveau s’impose : un fonds qui s’appuie sur nos formidables acquis et qui, par son infrastructure de gestion de fonds, est capable de maximiser l’efficience et l’efficacité de l’aide au développement international et des investissements nationaux.

  1. Quel est le créneau du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène ?

Notre stratégie s’appuie sur la vision énoncée par la cible 6.2 des ODD : D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation de vulnérabilité.

Le Fonds reconnaît qu’il existe des inégalités abyssales entre celles et ceux qui ont accès à l’assainissement, à l’hygiène et à la santé et à l’hygiène menstruelles (SHM) et celles et ceux qui en sont dépourvus, les populations marginalisées et vulnérables, dont les femmes et les filles, étant affectées de manière disproportionnée. Par conséquent, le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène se concentrera sur les laissés pour compte et celles et ceux les moins capables d’y remédier. Sont principalement visés les pays à faible revenu les plus démunis en matière d’assainissement et d’hygiène, dont les populations sont souvent décrites comme marginalisées et les plus difficiles à atteindre. L’objectif est de réaliser des investissements à effet catalyseur dans des plans et stratégies nationaux chiffrés ayant pour objectif l’assainissement, l’hygiène et la SHM pour tous. Le fonds mettra l’accent sur la mise en place de moyens d’assainissement et d’hygiène au moins de base, utilisant des réseaux d’assainissement non raccordés aux égouts et des solutions d’hygiène articulés autour de quatre objectifs stratégiques.

  1. Quels sont les objectifs stratégiques du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène ?

 Le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène se donne quatre objectifs stratégiques :

  1. Généraliser les services domestiques d’assainissement et d’hygiène
  2. Combler les écarts de santé et d’hygiène menstruelles tout en stimulant l’autonomisation des femmes et des filles
  3. Renforcer la pérennisation des services d’approvisionnement en eau, d’assainissement, d’hygiène générale et de santé et d’hygiène menstruelles dans les écoles et les établissements de santé
  4. Promouvoir les innovations en faveur de services d’assainissement, d’hygiène générale et de santé et d’hygiène menstruelles gérés en toute sécurité

 

Nos objectifs sont étayés par les dispositifs suivants :

  • des partenariats solides en collaboration avec des organisations partenaires clés et des personnes influentes, y compris du secteur privé ;
  • des processus multipartites, donnant la parole aux populations directement concernées dans la planification, l’élaboration et la mise en œuvre des programmes ;
  • l’exploitation de la mobilisation sociétale et l’obtention d’un engagement politique pour améliorer l’assainissement et l’hygiène générale, ainsi que la santé et l’hygiène menstruelles ;
  • l’intégration dans les systèmes nationaux de fonctions de surveillance et de responsabilité au niveau des pays ;
  • le suivi et l’évaluation de tous les programmes financés, assortis de données probantes et de chiffres à l’appui, pour renforcer l’efficacité des investissements, leur pérennité, leur rapport coût/résultat et la correction de cap ; et
  • la mobilisation de ressources.
  1. Qui bénéficiera du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène dans le cadre de la nouvelle stratégie ?

Le Fonds reconnaît qu’il existe des inégalités abyssales entre celles et ceux qui ont accès à l’assainissement, à l’hygiène et à la SHM et celles et ceux qui en sont dépourvus, les populations marginalisées et vulnérables, y compris les femmes et les filles, étant affectées de manière disproportionnée. Le Fonds investira dans la réduction des inégalités en ciblant spécifiquement les pays les plus démunis et les moins capables d’y remédier. Au sein des pays, le Fonds encouragera les programmes et les interventions (notamment au niveau des politiques publiques) qui investissent dans les populations plus difficiles à atteindre et laissées pour compte.

Le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène viendra en aide principalement aux pays à faible revenu et à certains pays à revenu intermédiaire, en ciblant près d’un milliard de personnes toujours privées d’accès à des services sanitaires de base. La politique d’éligibilité et de transition du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène (SHF) énonce les critères établis pour déterminer quels pays sont en droit de demander un financement et de recevoir des fonds. La politique d’éligibilité et de transition a pour finalité de veiller à ce que les ressources disponibles des bailleurs de fonds soient allouées et investies dans les pays qui d’une part supportent le fardeau le plus lourd de systèmes d’assainissement inférieurs à un niveau de base et qui, d’autre part, disposent du moins de moyens financiers pour y faire face. Dans une optique de pérennisation des investissements réalisés dans le cadre du Fonds, la politique définit également les modalités prévues pour aider les pays à se préparer à une transition réussie d’indépendance du Fonds une fois qu’ils n’y seront plus éligibles. Dans le cadre de cette politique, tous les pays à faible revenu sont éligibles, quel que soit leur manque en matière d’assainissement.

  1. Qu’adviendra-t-il du WSSCC et de l’actuel Fonds mondial pour l’assainissement ?

 Le WSSCC est une entité hébergée par les Nations Unies et relève des cadres juridiques et administratifs de l’UNOPS. Le nom WSSCC cessera d’exister à compter du 31 décembre 2020, date à laquelle l’organisation deviendra le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène. Le Fonds sera doté d’une nouvelle structure et d’un nouveau modèle opérationnel. Courant 2020, les contrats du Fonds mondial pour l’assainissement du WSSCC prendront fin. Les pays qui font actuellement partie du portefeuille du Fonds mondial pour l’assainissement seront invités à adopter le nouveau modèle opérationnel du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène. Le Fonds sera hébergé par l’UNOPS et notre Secrétariat restructuré restera basé à Genève, en Suisse, mais son empreinte sera allégée.

Il est important de souligner que nous conserverons nos acquis une fois que nous deviendrons le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène. Il s’agit notamment des résultats des enquêtes de performance, des évaluations, des travaux de recherche appliquée, des audits et du soutien technique pour faire progresser les solutions locales. Au cours de l’année 2020, nous publierons également d’autres enseignements que nous avons tirés des dix ans de mise en œuvre du Fonds mondial pour l’assainissement : ce qui a bien fonctionné et pourquoi, y compris des leçons précieuses quant aux modalités de mise en application des approches visant à ne laisser personne pour compte et d’égalité et de non-discrimination, ainsi que les mesures innovantes que nous avons adoptées pour faire progresser les programmes de santé et d’hygiène menstruelles par le plaidoyer et la formation.

  1. Quelle est la différence entre le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène et l’actuel Fonds mondial pour l’assainissement ?

 Le Fonds mondial pour l’assainissement, qui est un volet essentiel de la stratégie de 2017-2020 du WSSCC, était un fonds commun conçu pour soutenir l’assainissement et l’hygiène au niveau des communautés et axé principalement sur l’amélioration de l’assainissement dans les foyers, surtout en milieu rural. Face à l’actuelle crise mondiale touchant l’assainissement et l’hygiène, ce type d’action progressive ne suffit plus.

Le modèle de financement qui s’inscrit au cœur de la nouvelle architecture a pour vocation de servir de mécanisme efficace et efficient, capable de fonctionner à grande échelle et de produire des résultats. Ce modèle repose sur les principes suivants :

  • Responsabilité et transparence
  • Pilotage par les pays, gestion communautaire
  • Au service des laissés pour compte, en particulier des filles et des femmes
  • Efficacité et rentabilité
  • Base collaborative
  • Adaptabilité et résilience
  • Caractère novateur
  • Dimension pérenne

Le modèle opérationnel (illustré ci-dessous) reposera sur un ensemble de politiques énonçant les modalités d’investissement des fonds. Il s’agit des politiques suivantes (qui seront bientôt rendues publiques) :

  • Éligibilité et transition: quels pays pourront recevoir une aide financière, et les modalités de transition à l’issue de leur éligibilité
  • Attribution et hiérarchisation des priorités : comment seront répartis les fonds disponibles entre pays éligibles
  • Cofinancement : comment le Fonds pourra tirer parti des ressources publiques de chaque pays, et la mesure dans laquelle cela aidera les pays à gagner en indépendance financière
  • Fragilité : le fonctionnement du Fonds dans des contextes précaires.

Des directives claires sur les procédures et les candidatures sont en cours de préparation. Elles s’accompagnent de dossiers techniques retraçant dix ans d’investissements et d’apprentissage par le WSSCC dans le secteur, destinés à aider les gouvernements à décider de la meilleure approche de mise en œuvre dans leur contexte.

  1. Comment le Fonds assure-t-il la cohérence, l’efficacité et des partenariats stratégiques pour éviter tout chevauchement avec d’autres initiatives et d’autres acteurs ?

 La conceptualisation et la conception du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène ont envisagé l’architecture mondiale en matière d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) : qui fait quoi, pourquoi, où et comment, pour essentiellement éviter les doubles emplois et les activités redondantes.

Le Fonds a adopté un nouveau modèle opérationnel, axé sur les pays et sur les partenariats. Soulignons que le Fonds n’a pas vocation à tout faire, mais qu’il remplit plutôt un rôle de catalyseur. Il s’appuiera sur les compétences, les talents et l’avantage concurrentiel des partenaires, en particulier ceux qui travaillent en étroite collaboration avec les gouvernements à l’appui de stratégies nationales, comme les agences des Nations Unies, les banques de développement et de grandes ONG. Il faudra pour cela avoir recours à des services consultatifs techniques et tirer parti du rôle que jouent les partenaires à faire avancer les engagements et à exiger la responsabilité mutuelle en utilisant une multitude de plateformes, notamment celle de Sanitation and Water for All (SWA ‑ Assainissement et eau pour tous), au niveau mondial, régional et national. Dans le cadre du Fonds, des possibilités seront aménagées en vue de formaliser les accords de partenariat stratégique pour faire en sorte d’énoncer clairement les relations, les synergies et les contributions de chacun.

  1. Quelle pérennité le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène assure-t-il ?

 Le Fonds aidera les gouvernements à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies et des plans nationaux solides et chiffrés en matière d’assainissement, d’hygiène et de santé menstruelle. Des comités pilotés par les pays décideront des principaux besoins et soumettront au Fonds des demandes de financement, qui seront ensuite examinées indépendamment par une équipe d’experts mondiaux pour veiller à ce que les investissements à effet catalyseur du Fonds soient bien ciblés, pérennes, techniquement solides et affichent un bon rapport coût/résultat. L’obligation de cofinancement qui est imposée garantit en outre l’engagement pérenne et à long terme des gouvernements en matière d’assainissement, d’hygiène et de santé menstruelle. La pérennisation des investissements sera encore plus renforcée par la politique de transition du Fonds, prévue pour accompagner les pays à faire face à la diminution du niveau de financement reçu une fois qu’ils auront atteint un certain niveau de revenu, déclenchant l’élaboration de plans pour des scénarios futurs dépourvus de soutien financier. L’objectif du Fonds est de jouer un rôle de catalyseur dans l’instauration d’un secteur national solide.

  1. Comment le Fonds stimulera-t-il et soutiendra-t-il l’innovation ?

 Le Fonds reconnaît le dynamisme du secteur de l’assainissement, de l’hygiène et de la SHM et que son succès dépend en partie des innovations issues des programmes, des processus, des technologies et des produits innovants, d’où l’objectif stratégique consacré spécifiquement à stimuler et à exploiter lesdites innovations.

Le Fonds favorisera ainsi les innovations dans des technologies et d’autres solutions d’assainissement, d’hygiène et de SHM qui sont rentables, pérennes et climato-résilientes. Il aidera activement les gouvernements à encourager les innovations favorisant des solutions technologiques qui améliorent la situation sanitaire des ménages de la manière la plus rapide, la plus simple et la plus efficace possible, et qui sont certes vouées à une réplication à grande échelle. Parmi ces mesures, on peut citer les connaissances récentes acquises dans le domaine de l’abandon sécurisé comme technique d’assainissement gérée en toute sécurité ; des solutions technologiques adaptées à des conditions météorologiques extrêmes, comme de fortes précipitations et des inondations, ainsi qu’à des accidents géologiques comme des effondrements de terrain et des sols rocailleux ; ou encore les progrès réalisés en matière d’économie de l’assainissement pour intensifier les initiatives visant à transformer les déchets en ressources économiques.

Le Fonds jouera également un rôle d’interlocuteur pour faciliter des tribunes locales propices aux échanges entre grandes et petites entreprises, innovateurs et investisseurs, et il travaillera avec des partenaires pour transposer à plus grande échelle des services d’assainissement et d’hygiène basés sur le marché afin de fournir des produits et des services de qualité et d’un bon rapport coût/résultat. Afin d’aider les gouvernements à créer un marché sain pour les produits et services d’assainissement et d’hygiène, le Fonds soutiendra la croissance de la demande d’assainissement, d’hygiène et de SHM en toute sécurité, tout en assurant une disponibilité pérenne de produits et de services abordables et bien conçus pour y répondre. Le Fonds soutiendra également des mesures de renforcement de la chaîne d’approvisionnement pour les produits d’assainissement et d’hygiène, notamment les articles d’hygiène menstruelle.

  1. Qu’en est-il de la Covid-19 ?

Si la pandémie du coronavirus nous a bien appris quelque chose, c’est l’importance vitale de l’assainissement et de l’hygiène. Le lavage des mains au savon n’est pas seulement essentiel pour prévenir la propagation des maladies, il est indispensable pour assurer la santé publique et l’équité en matière de santé. Or 1 personne sur 3 ne dispose pas d’installations de lavage des mains de base à la maison et 1 école sur 3 et 1 établissement de santé sur 5 n’ont même pas de services d’assainissement et d’hygiène de base.

Les populations les plus exposées à des risques dus à des manques d’assainissement et d’hygiène adéquats sont déjà vulnérables : comme celles qui vivent dans des pays à faible revenu, dans des zones rurales reculées, dans des bidonvilles surpeuplés, dans des environnements déjà endommagés par le changement climatique et dans des camps de réfugiés. Il s’agit des femmes et des filles, des personnes âgées, des personnes handicapées, des travailleurs hospitaliers, des travailleurs de l’assainissement et des travailleurs de première ligne. La réalisation de l’accès universel à un niveau élevé de santé dépend de la capacité des familles à agir, soutenues par des services de santé publique abordables et accessibles. Pourtant malheureusement, pour des milliards de personnes vivant dans la pauvreté, ces services restent hors de portée. D’où l’impérieuse nécessité que la santé publique équitable aille de pair avec la réduction de la pauvreté, une administration rigoureuse et la responsabilité.

Avec nos partenaires, nous demandons que les apports de fonds d’aide d’urgence gouvernementaux et internationaux, destinés à juguler le coronavirus, soient également utilisés pour poser les fondements de la santé publique pour tous, pas pour certains. Les volumes importants de promesses et de dons doivent se traduire par un engagement à s’attaquer aux problèmes systémiques qui font obstacle à la santé pour tous, y compris la création de systèmes de santé sûrs et pérennes et l’accès à l’assainissement et à l’hygiène en toute sécurité.

Par nos subventions existantes, nous aidons également nos partenaires dans leurs interventions dont l’objectif est de prévenir, de maîtriser la Covid-19 et d’y répondre.

  1. Quel sera le rôle des membres du WSSCC ?

Le WSSCC a bâti une communauté mondiale dynamique et diversifiée de plus de 5 000 membres issus de la société civile, d’administrations publiques locales et nationales, d’agences des Nations Unies, du milieu universitaire et d’autres secteurs de développement, tous déterminés à faire une priorité de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

Nous reconnaissons l’atout que représentent nos membres face à la situation déplorable des laissés pour compte, dépourvus des moyens adéquats d’assainissement, d’hygiène et de santé menstruelle. Les connaissances, l’expérience, les liens sociaux et politiques qu’ils réunissent constituent un formidable pouvoir d’influence capable d’induire des changements.

Au cours des mois à venir, nous mobiliserons nos membres pour les aider à comprendre les mesures les plus efficaces qu’ils peuvent prendre pour soutenir les progrès et la responsabilité sur le plan national et le plaidoyer à l’échelle mondiale.

 

  1. Quelle marche à suivre et comment faire pour en savoir plus ?

 Grâce au soutien continu des bailleurs de fonds existants et de longue date du WSSCC et de notre présidente exécutive, Hind Khatib-Othman, ancienne directrice générale de Gavi Alliance, nous œuvrons à l’instauration de fondations solides pour le Fonds pour l’assainissement et l’hygiène.

Forts de l’approbation récente par le comité de pilotage de notre Stratégie 2021-2025, ainsi que des politiques et du modèle opérationnel qui l’accompagnent, nous sommes prêts à mettre en place tous les préparatifs nécessaires au lancement du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène. Ceux-ci passent par l’adoption d’une nouvelle structure de gouvernance et d’organisation et, d’ici à mi-2020, nous communiquerons également notre premier dossier d’investissement du Fonds pour l’assainissement et l’hygiène.

Nous sollicitons aussi l’avis d’éminentes personnalités au sein de gouvernements et de la communauté internationale de développement, d’organisations partenaires et du secteur privé par l’intermédiaire de notre groupe consultatif sur la transition, présidé par Elhadj As Sy, président de la Kofi Annan Foundation et ancien secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Hind Khatib-Othman, Présidente exécutive, et Sue Coates, Directrice exécutive par intérim, s’entretiennent avec de nombreuses parties intéressées. Nous serions ravis d’avoir une conversation avec vous !

Veuillez contacter : Wouter Coussement, Responsable du développement commercial – wouter.coussement@wsscc.org

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